Football
Re: Football
Là le truc marrant c'est que Lille et Lyon vont sûrement se faire siffler à la fin du match
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- habas
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Re: Football
Cette journee ne ressemble a rien.
La France est ce pays si généreux qui a permis à des générations d'immigrés reconnaissants, d'accéder à un confort matériel, à la protection sociale, à un patrimoine culturel, à des libertés qu'elles n'auraient jamais eu ailleurs.
Re: Football
Les joueurs sont sûrement au courant...
Mais ça va mettre fin à la série de 13 matchs sans défaite.
3ème place inespérée quand même, y'avait au moins 12 pts de retard sur Lyon à un moment de la saison.
Mais ça va mettre fin à la série de 13 matchs sans défaite.
3ème place inespérée quand même, y'avait au moins 12 pts de retard sur Lyon à un moment de la saison.
- dantaface
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Re: Football
2 envahissements de terrain en une soiree 

La magnanimité appelle la magnanimité, l'indifférence appelle l'indifférence, et le mépris appelle le mépris. Telle est la charte des êtres libres et, pour ma part, je n'en reconnais aucune autre
Suntem alături de tine, Simona
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- dantaface
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Re: Football
Je souhaiterais connaitre la reaction de fafane apres le match d hier
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- Fafane666
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Re: Football
J'espère que Lens n'a pas grillé toute son énergie hier , on compte sur eux pour la Coupe
Depuis la suspension de Samba, j'attendais pas grand chose à Marseille et ça s'est vite confirmé
Difficile de revenir après malgré un but, une barre et un poteau.
Dommage quand même avec les défaites à domicile de Lyon et surtout celle surprenante de Lille contre Auxerre.
Depuis la suspension de Samba, j'attendais pas grand chose à Marseille et ça s'est vite confirmé
Difficile de revenir après malgré un but, une barre et un poteau.
Dommage quand même avec les défaites à domicile de Lyon et surtout celle surprenante de Lille contre Auxerre.
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Re: Football
Allez nice
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Re: Football
Fin du prêt d 'Endricks à l'OL, retour au Real de Madrid.
Il faut maintenant qu'il fasse une bonne coupe du monde pour redorer son blason chez les Merengues.
Il faut maintenant qu'il fasse une bonne coupe du monde pour redorer son blason chez les Merengues.
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Re: Football
Mbappe pourrait aller à lyon il a sa place sur leur banc de touche peut etre
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Re: Football
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Re: Football
Selon The Athletic, l'ailier du FC Barcelone, Lamine Yamal, blessé à la cuisse gauche, devrait manquer le premier match de l'Espagne lors du Mondial 2026, face au Cap Vert (15 juin).
Il est également très incertain pour le match suivant, contre l'Arabie saoudite (21 juin).
Il est également très incertain pour le match suivant, contre l'Arabie saoudite (21 juin).
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Re: Football
Actu Foutre…
Ajouté 9 minutes 43 secondes après :
Ajouté 9 minutes 43 secondes après :
Il sera frais pour les 256e de finaleFafane666 a écrit : ↑lun. 18 mai 2026 17:57Selon The Athletic, l'ailier du FC Barcelone, Lamine Yamal, blessé à la cuisse gauche, devrait manquer le premier match de l'Espagne lors du Mondial 2026, face au Cap Vert (15 juin).
Il est également très incertain pour le match suivant, contre l'Arabie saoudite (21 juin).
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Re: Football
Cris et klaxons dehors, connard de haaland vient d'égaliser pour city 
Ajouté 1 minute 6 secondes après :
Non mais kaput, Arsenal est titré.
Ajouté 17 secondes après :
Islington
Ajouté 1 minute 24 secondes après :
Non mais ça criait à la fin du match pour Arsenal, ça crie fort là

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Non mais kaput, Arsenal est titré.
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Islington
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Non mais ça criait à la fin du match pour Arsenal, ça crie fort là
Nadoule 

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Re: Football
Mbappe n aurait pas sa place dans le collectif d arsenal
Ils sont favoris le 30 mai
Ils sont favoris le 30 mai

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Re: Football
Un poto pour me livrer cet article de l'équipe ? :??:
L'équipe ne cache plus son penchant à gauche :sleep:
https://www.lequipe.fr/Football/Article ... nt/1677180
L'équipe ne cache plus son penchant à gauche :sleep:
https://www.lequipe.fr/Football/Article ... nt/1677180
- Fafane666
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Re: Football
Assez troublant quand même
Spoiler
Show
L'agression de Mattheo, 9 ans, lors d'un tournoi de foot U11 dans l'Oise : anatomie d'un emballement
Le 8 mai, Mattheo, qui participait à un tournoi de foot U11 avec l'AS Auchy-les-Mines, est sorti sur une civière après une brève échauffourée en marge de la finale contre l'AFC Creil. L'histoire, déformée et amplifiée, a fait l'objet d'un déferlement de haine sur les réseaux et d'une importante récupération politique. Décryptage à froid.
C'était jour de tournoi champêtre. L'ES Vendin-le-Vieil, en terrain minier, juste au nord de Lens, organisait, sous le soleil du 8 mai, un plateau pour les U11 sur le terrain du village. L'AS Auchy-les-Mines est venue en voisine. Neuf kilomètres. « Un petit club familial animé par des bénévoles passionnés au service des petits et des grands », énonce son compte Facebook. Mattheo, 9 ans, est dans l'équipe, même s'il n'a pas tout à fait l'âge. C'est son papa qui entraîne. Sur les réseaux, il revendique sa passion pour le foot, mais étale aussi sa défiance contre le président Emmanuel Macron ou son rejet de la nourriture halal.
Les verts d'Auchy se débrouillent bien et passent en finale. Ce sera contre les rouges de Creil. Ils viennent de plus loin, 158 km. L'AFC Creil est un gros club, très structuré, 650 licenciés, 40 encadrants, en territoire urbain et déclassé. Creil est recensée 5e ville métropolitaine la plus pauvre de France par l'Observatoire des inégalités. Le foot est un lien. Les dirigeants essayent de multiplier les tournois pour casser le déterminisme social. Pour s'ouvrir à l'ailleurs. Pour entretenir les rêves aussi. Creil a déjà formé une vingtaine de pros, dont Ayyoub Bouaddi, l'épatant espoir lillois. « On est d'abord là pour former des citoyens » résume le président de l'AFC Slimane Layadi, un Creillois de toujours.
La newsletter foot par Vincent Duluc, tous les jeudis dans votre boîte mail, un nouvel espace de conversation privilégiée.
Mattheo sorti sur un brancard, son club dénonce des faits d'une « extrême gravité »
Il y a un niveau d'écart entre les verts et les rouges, du régional contre du district. AFC Creil 2 - AS Auchy 0. Les rouges exultent, font mêlée. Mattheo, un gagneur, est très déçu, fulmine. La suite, publique, est une série de vidéos mises en lignes sur le Facebook du club. D'abord, le soir, à 22h12, une captation d'une vingtaine de secondes montrant l'évacuation par les pompiers de Mattheo sur une civière, le visage caressé par sa maman, sous les applaudissements et les chants d'une poignée d'équipiers, direction les urgences de Lens. Un communiqué du club a précédé la diffusion, à 21h24 : « Au lieu de célébrer leur victoire avec respect et fair-play, cinq joueurs de l'AFC Creil s'en sont violemment pris à l'un de nos U10. Balayage. Mise au sol. Coup de pied à la tête et au corps. Coups répétés (...) Le club ne restera pas sans réagir face à ces faits d'une extrême gravité. »
Suivra une autre publication, à 22h17, montrant une photo de l'enfant sur son lit d'hôpital, visage intact et non dissimulé, en maillot du club, sponsorisé par la friterie locale, coupe du « meilleur joueur du tournoi » en main. En légende : « Mattheo vous remercie tous pour votre soutien, il reviendra vite, prêt à tout donner sur le terrain. » Troisième vidéo le lendemain, le vendredi, à 12h16, intitulée « Mattheo a quelque chose à vous dire... ». Cinq secondes : « Bonjour à tous, merci pour vos gentils messages, bisous. » Le samedi, à Bully-les-Mines, Mattheo jouera un match.
Mattheo sur France 3, son père sur RMC
La presse locale s'empare du sujet. Mattheo est interviewé face caméra par France 3 : « Ç'a commencé par une petite bousculade dans le match sans le faire exprès. J'allais voir mon équipe (à l'issue du match). Il me met une clé de bras, des balayettes. Cinquante personnes m'entourent en me tapant, et tout et tout (sic). J'arrivais plus à respirer. Je ne me sentais pas bien du tout. J'avais envie un peu de vomir. » « Moi aucun média ne m'a appelé avant samedi soir », assure Slimane Layadi, le président de Creil. Son homologue d'Auchy, Julien Borie, lui assène : « J'attends que leur éducateur soit sanctionné. Ce monsieur qui a été le premier à intervenir (un des deux dirigeants de Creil) sait parfaitement qui sont les auteurs des coups. Et surtout il justifie l'injustifiable en disant que c'est le petit (Mattheo) qui a commencé. »
Les médias nationaux embrayent, évoquent, sans y avoir assisté, sans images, « une scène à peine croyable », d'une durée « de trente secondes. » Le dimanche matin, le père du garçon livre son témoignage à RMC : « ils l'ont agressé, roué de coups, mis au sol, lui ont mis des coups de pied. Du coup j'ai couru pour essayer de sauver mon fils. Parce que moi je vois mon gamin mourir. Je veux que ça fasse du bruit cette histoire. Il ne faut pas attendre qu'il y ait un enfant tué pour qu'on agisse. » Ça va faire du bruit.
« On est devenu le FC Racaille », glisse un dirigeant de Creil. Marine Le Pen, sur X le dimanche matin, s'empare du sujet : « L'ultra violence touche désormais les compétitions réservées à des enfants. Voici le résultat de décennies passées à ''écouter'', à ''analyser'' en réalité, à accepter ces comportements de mineurs de plus en plus jeunes qui pourrissent la vie des Français. Dans un an, nous mettrons fin à cette idéologie de la faiblesse et du laxisme qui entraîne chaque jour des agressions de plus en plus graves, fondées sur la certitude de l'impunité. »
« Ici c'est une bouilloire, si on instrumentalise tout ça, il se passe quoi ? »
Slimane Layadi, président de l'AFC Creil
Les réseaux s'emballent, les autorités sont en alerte. La FFF estime que « le foot doit rester un espace dédié au jeu et au plaisir. » Le préfet du Pas de Calais, François-Xavier Lauch, indique son intention de signaler les faits à la justice afin que « les responsabilités soient établies ». Le père annonce porter plainte. Le lendemain, la Ministre des sports Marina Ferrari dit son « émotion » et sa « grande colère », demande que « toutes les sanctions nécessaires soient prises ». Elle n'a pas souhaité depuis changer une virgule à son communiqué.
Le week-end, le club de Creil sort enfin du silence, condamne « sans réserve toute forme de violence physique, verbale ou comportementale, sur et autour des terrains », s'engage à lancer une enquête interne et promet de prendre « toutes les mesures disciplinaires nécessaires » et « dénonce avec fermeté les nombreux propos haineux, injurieux et à caractère raciste diffusés sur les réseaux sociaux ».
Le président d'Auchy essaie de calmer le jeu : « L'exposition et la récupération politique sur cette affaire font perdre tout sens à la dénonciation des violences que nous avons effectuée. » Des dizaines et des dizaines de messages haineux et racistes, extrêmement violents, continuent cependant à affluer. « Ici c'est une bouilloire, si on instrumentalise tout ça, il se passe quoi ? s'inquiète le président de Creil. On a sali l'image de l'institution (le club), jeté en pâture des enfants (y compris avec des photos qui ne sont pas les bonnes), remis en cause notre capacité à faire des citoyens. Ce n'est pas ainsi qu'on réduira la fracture sociale. » Une plainte sera déposée au nom du club pour menaces de mort et injures raciales. Puis une autre, celle d'un père considérant que son fils a été menacé de mort par la mère de Mattheo.
Une vidéo finalement mise en ligne par Creil pour bouleverser le récit initial
À Creil, le dimanche après-midi, le comité directeur du club avait réuni parents, éducateurs et élus : « Jusque-là on ne prenait peut-être pas le sujet assez au sérieux, consent Slimane Layadi. On a compris qu'il y avait eu une altercation, un petit accrochage, mais certainement pas le lynchage qui était suggéré un peu partout. » Une mère a filmé l'après-match. La scène est mise en ligne sur le site du club le lendemain soir, après accord de l'avocat Maitre Maxime Gallier, non sans fuiter un peu avant sur le compte d'un journaliste de Valeurs Actuelles.
Les images ne corroborent pas le récit initial et unilatéral de l'histoire. Mattheo, maillot numéro 10, est très irrité par la défaite, expédie un ballon dans le ciel ensoleillé. Un coéquipier jette un maillot d'un adversaire. Mattheo s'éloigne puis revient et pousse dans le dos un joueur de Creil. S'ensuit une échauffourée de trois ou quatre secondes - pas de trente comme rapporté par les premiers articles - avec cinq ou six joueurs - pas cinquante - et sans qu'on puisse discerner s'il y a effectivement des coups de pied ou des clés de bras. La maman de Mattheo accourt pour l'extirper de la mêlée. Un éducateur de Creil ceinture un de ses joueurs. « Il y a eu un grand buzz général, regrette le président de l'AFC, mais pas vraiment de démenti ou de droit de réponse. » Une chaîne nationale interrompt son reportage au vu du récit incertain.
Mais le sujet continue à alimenter des débats exacerbés. Aleksandar Nikolic, le Monsieur Sports du RN, réclame des sanctions dans Frontières, un média d'extrême droite : « C'est terrible, c'est assez indécent de voir ça. (...) Il va falloir que le foot change. Ces gamins ne doivent pas retrouver leurs licences. On doit aussi se poser la question des allocations familiales. (...) Il y a une omerta. (...). On en parle peu. (...) Ils n'ont aucun sentiment de culpabilité. Qu'est-ce qui mérite qu'on reçoive des coups de pied dans la tête ? »
« Dorénavant, on filmera tous nos matches »
Slimane Layadi, président de l'AFC Creil
Plus d'une semaine après, le président du club de Mattheo nous a éconduits, considérant « que tous les tenants et aboutissants sont connus. » Dans un second communiqué, il avait précisé : « Il apparaît que Mattheo a été à l'origine du premier geste en poussant un autre joueur, ce qui a ensuite entraîné une réaction et une situation regrettable sur le terrain. ». Silence aussi, désormais, chez le père : « Ça ne m'intéresse plus. ». À Creil, le nouveau maire LFI, Omar Yaqoob, nous confie son inquiétude : « Quel type d'émotion les faits tels qu'ils ont été rapportés amène au débat public ? » Au bord du terrain, un dirigeant répète comme un mantra : « Le mensonge prend l'ascenseur, la vérité l'escalier ».
À Vendin, Auchy ou Creil, les matches continuent week-ends et jours fériés. La Ligue des Hauts-de-France « rassemble le maximum d'information pour essayer de faire la lumière », assure son président Cédric Bettremieux. Une enquête pour « violences volontaires en réunion » a été ouverte par le parquet de Béthune. « Dorénavant, on filmera tous nos matches » nous annonce Slimane Layadi, le président de l'AFC Creil. Une banderole bleue, siglée FFF, est accrochée au grillage de la plaine de Jeux du Mégret, le terrain des rouges : « Jouons du bon côté, ensemble, agissons contre les violences et les incivilités. »
Le 8 mai, Mattheo, qui participait à un tournoi de foot U11 avec l'AS Auchy-les-Mines, est sorti sur une civière après une brève échauffourée en marge de la finale contre l'AFC Creil. L'histoire, déformée et amplifiée, a fait l'objet d'un déferlement de haine sur les réseaux et d'une importante récupération politique. Décryptage à froid.
C'était jour de tournoi champêtre. L'ES Vendin-le-Vieil, en terrain minier, juste au nord de Lens, organisait, sous le soleil du 8 mai, un plateau pour les U11 sur le terrain du village. L'AS Auchy-les-Mines est venue en voisine. Neuf kilomètres. « Un petit club familial animé par des bénévoles passionnés au service des petits et des grands », énonce son compte Facebook. Mattheo, 9 ans, est dans l'équipe, même s'il n'a pas tout à fait l'âge. C'est son papa qui entraîne. Sur les réseaux, il revendique sa passion pour le foot, mais étale aussi sa défiance contre le président Emmanuel Macron ou son rejet de la nourriture halal.
Les verts d'Auchy se débrouillent bien et passent en finale. Ce sera contre les rouges de Creil. Ils viennent de plus loin, 158 km. L'AFC Creil est un gros club, très structuré, 650 licenciés, 40 encadrants, en territoire urbain et déclassé. Creil est recensée 5e ville métropolitaine la plus pauvre de France par l'Observatoire des inégalités. Le foot est un lien. Les dirigeants essayent de multiplier les tournois pour casser le déterminisme social. Pour s'ouvrir à l'ailleurs. Pour entretenir les rêves aussi. Creil a déjà formé une vingtaine de pros, dont Ayyoub Bouaddi, l'épatant espoir lillois. « On est d'abord là pour former des citoyens » résume le président de l'AFC Slimane Layadi, un Creillois de toujours.
La newsletter foot par Vincent Duluc, tous les jeudis dans votre boîte mail, un nouvel espace de conversation privilégiée.
Mattheo sorti sur un brancard, son club dénonce des faits d'une « extrême gravité »
Il y a un niveau d'écart entre les verts et les rouges, du régional contre du district. AFC Creil 2 - AS Auchy 0. Les rouges exultent, font mêlée. Mattheo, un gagneur, est très déçu, fulmine. La suite, publique, est une série de vidéos mises en lignes sur le Facebook du club. D'abord, le soir, à 22h12, une captation d'une vingtaine de secondes montrant l'évacuation par les pompiers de Mattheo sur une civière, le visage caressé par sa maman, sous les applaudissements et les chants d'une poignée d'équipiers, direction les urgences de Lens. Un communiqué du club a précédé la diffusion, à 21h24 : « Au lieu de célébrer leur victoire avec respect et fair-play, cinq joueurs de l'AFC Creil s'en sont violemment pris à l'un de nos U10. Balayage. Mise au sol. Coup de pied à la tête et au corps. Coups répétés (...) Le club ne restera pas sans réagir face à ces faits d'une extrême gravité. »
Suivra une autre publication, à 22h17, montrant une photo de l'enfant sur son lit d'hôpital, visage intact et non dissimulé, en maillot du club, sponsorisé par la friterie locale, coupe du « meilleur joueur du tournoi » en main. En légende : « Mattheo vous remercie tous pour votre soutien, il reviendra vite, prêt à tout donner sur le terrain. » Troisième vidéo le lendemain, le vendredi, à 12h16, intitulée « Mattheo a quelque chose à vous dire... ». Cinq secondes : « Bonjour à tous, merci pour vos gentils messages, bisous. » Le samedi, à Bully-les-Mines, Mattheo jouera un match.
Mattheo sur France 3, son père sur RMC
La presse locale s'empare du sujet. Mattheo est interviewé face caméra par France 3 : « Ç'a commencé par une petite bousculade dans le match sans le faire exprès. J'allais voir mon équipe (à l'issue du match). Il me met une clé de bras, des balayettes. Cinquante personnes m'entourent en me tapant, et tout et tout (sic). J'arrivais plus à respirer. Je ne me sentais pas bien du tout. J'avais envie un peu de vomir. » « Moi aucun média ne m'a appelé avant samedi soir », assure Slimane Layadi, le président de Creil. Son homologue d'Auchy, Julien Borie, lui assène : « J'attends que leur éducateur soit sanctionné. Ce monsieur qui a été le premier à intervenir (un des deux dirigeants de Creil) sait parfaitement qui sont les auteurs des coups. Et surtout il justifie l'injustifiable en disant que c'est le petit (Mattheo) qui a commencé. »
Les médias nationaux embrayent, évoquent, sans y avoir assisté, sans images, « une scène à peine croyable », d'une durée « de trente secondes. » Le dimanche matin, le père du garçon livre son témoignage à RMC : « ils l'ont agressé, roué de coups, mis au sol, lui ont mis des coups de pied. Du coup j'ai couru pour essayer de sauver mon fils. Parce que moi je vois mon gamin mourir. Je veux que ça fasse du bruit cette histoire. Il ne faut pas attendre qu'il y ait un enfant tué pour qu'on agisse. » Ça va faire du bruit.
« On est devenu le FC Racaille », glisse un dirigeant de Creil. Marine Le Pen, sur X le dimanche matin, s'empare du sujet : « L'ultra violence touche désormais les compétitions réservées à des enfants. Voici le résultat de décennies passées à ''écouter'', à ''analyser'' en réalité, à accepter ces comportements de mineurs de plus en plus jeunes qui pourrissent la vie des Français. Dans un an, nous mettrons fin à cette idéologie de la faiblesse et du laxisme qui entraîne chaque jour des agressions de plus en plus graves, fondées sur la certitude de l'impunité. »
« Ici c'est une bouilloire, si on instrumentalise tout ça, il se passe quoi ? »
Slimane Layadi, président de l'AFC Creil
Les réseaux s'emballent, les autorités sont en alerte. La FFF estime que « le foot doit rester un espace dédié au jeu et au plaisir. » Le préfet du Pas de Calais, François-Xavier Lauch, indique son intention de signaler les faits à la justice afin que « les responsabilités soient établies ». Le père annonce porter plainte. Le lendemain, la Ministre des sports Marina Ferrari dit son « émotion » et sa « grande colère », demande que « toutes les sanctions nécessaires soient prises ». Elle n'a pas souhaité depuis changer une virgule à son communiqué.
Le week-end, le club de Creil sort enfin du silence, condamne « sans réserve toute forme de violence physique, verbale ou comportementale, sur et autour des terrains », s'engage à lancer une enquête interne et promet de prendre « toutes les mesures disciplinaires nécessaires » et « dénonce avec fermeté les nombreux propos haineux, injurieux et à caractère raciste diffusés sur les réseaux sociaux ».
Le président d'Auchy essaie de calmer le jeu : « L'exposition et la récupération politique sur cette affaire font perdre tout sens à la dénonciation des violences que nous avons effectuée. » Des dizaines et des dizaines de messages haineux et racistes, extrêmement violents, continuent cependant à affluer. « Ici c'est une bouilloire, si on instrumentalise tout ça, il se passe quoi ? s'inquiète le président de Creil. On a sali l'image de l'institution (le club), jeté en pâture des enfants (y compris avec des photos qui ne sont pas les bonnes), remis en cause notre capacité à faire des citoyens. Ce n'est pas ainsi qu'on réduira la fracture sociale. » Une plainte sera déposée au nom du club pour menaces de mort et injures raciales. Puis une autre, celle d'un père considérant que son fils a été menacé de mort par la mère de Mattheo.
Une vidéo finalement mise en ligne par Creil pour bouleverser le récit initial
À Creil, le dimanche après-midi, le comité directeur du club avait réuni parents, éducateurs et élus : « Jusque-là on ne prenait peut-être pas le sujet assez au sérieux, consent Slimane Layadi. On a compris qu'il y avait eu une altercation, un petit accrochage, mais certainement pas le lynchage qui était suggéré un peu partout. » Une mère a filmé l'après-match. La scène est mise en ligne sur le site du club le lendemain soir, après accord de l'avocat Maitre Maxime Gallier, non sans fuiter un peu avant sur le compte d'un journaliste de Valeurs Actuelles.
Les images ne corroborent pas le récit initial et unilatéral de l'histoire. Mattheo, maillot numéro 10, est très irrité par la défaite, expédie un ballon dans le ciel ensoleillé. Un coéquipier jette un maillot d'un adversaire. Mattheo s'éloigne puis revient et pousse dans le dos un joueur de Creil. S'ensuit une échauffourée de trois ou quatre secondes - pas de trente comme rapporté par les premiers articles - avec cinq ou six joueurs - pas cinquante - et sans qu'on puisse discerner s'il y a effectivement des coups de pied ou des clés de bras. La maman de Mattheo accourt pour l'extirper de la mêlée. Un éducateur de Creil ceinture un de ses joueurs. « Il y a eu un grand buzz général, regrette le président de l'AFC, mais pas vraiment de démenti ou de droit de réponse. » Une chaîne nationale interrompt son reportage au vu du récit incertain.
Mais le sujet continue à alimenter des débats exacerbés. Aleksandar Nikolic, le Monsieur Sports du RN, réclame des sanctions dans Frontières, un média d'extrême droite : « C'est terrible, c'est assez indécent de voir ça. (...) Il va falloir que le foot change. Ces gamins ne doivent pas retrouver leurs licences. On doit aussi se poser la question des allocations familiales. (...) Il y a une omerta. (...). On en parle peu. (...) Ils n'ont aucun sentiment de culpabilité. Qu'est-ce qui mérite qu'on reçoive des coups de pied dans la tête ? »
« Dorénavant, on filmera tous nos matches »
Slimane Layadi, président de l'AFC Creil
Plus d'une semaine après, le président du club de Mattheo nous a éconduits, considérant « que tous les tenants et aboutissants sont connus. » Dans un second communiqué, il avait précisé : « Il apparaît que Mattheo a été à l'origine du premier geste en poussant un autre joueur, ce qui a ensuite entraîné une réaction et une situation regrettable sur le terrain. ». Silence aussi, désormais, chez le père : « Ça ne m'intéresse plus. ». À Creil, le nouveau maire LFI, Omar Yaqoob, nous confie son inquiétude : « Quel type d'émotion les faits tels qu'ils ont été rapportés amène au débat public ? » Au bord du terrain, un dirigeant répète comme un mantra : « Le mensonge prend l'ascenseur, la vérité l'escalier ».
À Vendin, Auchy ou Creil, les matches continuent week-ends et jours fériés. La Ligue des Hauts-de-France « rassemble le maximum d'information pour essayer de faire la lumière », assure son président Cédric Bettremieux. Une enquête pour « violences volontaires en réunion » a été ouverte par le parquet de Béthune. « Dorénavant, on filmera tous nos matches » nous annonce Slimane Layadi, le président de l'AFC Creil. Une banderole bleue, siglée FFF, est accrochée au grillage de la plaine de Jeux du Mégret, le terrain des rouges : « Jouons du bon côté, ensemble, agissons contre les violences et les incivilités. »



